Accueil Afrique Projet ZimZam, étape 1 : Harare

Projet ZimZam, étape 1 : Harare

12 min read
0
0
54
Travelers' Map is loading...
If you see this after your page is loaded completely, leafletJS files are missing.

 
La première mission du projet « ZimZam » nous réserve une semaine à Harare au Zimbabwe suivie d’une semaine à Lusaka en Zambie. Commençons par le Zimbabwe, après une escale à Johannesbourg, ou plutôt « Jobourg », après 10 heures d’avion. Le point le plus au Sud où je sois jamais allé !
Visiblement on n’a pas bien compris par où devaient passer les passagers en transit, mais on finit par retrouver notre chemin. L’avion pour Harare nous attend sagement.
Avion pour Harare à l'aéroport international de Johannesbourg

Liens rapides :

L’hôtel Bronte et son jardin

Le centre-ville

Balancing Rocks

Mukuvisi Woodlands

Carte des lieux visités

 

L’hôtel Bronte et son jardin

On revient sur nos « pas » durant 1h30 pour atterrir à Harare, la capitale du Zimbabwe. Puis direction l’hôtel Bronte, une jolie bâtisse de style colonial construite en 1911 comme villa privée.
Hôtel Bronte

Il est aussi appelé l’hôtel-jardin. On comprend pourquoi! Nous nous trouvons dans un charmant jardin composé de nombreuses plantes tropicales : figuiers, cycas, nénuphars, jacarandas, lis de la paix, fougères arborescentes, azalées, buisson des neiges (curieux, sous les tropiques!), calathea, platycerium, mussaenda, anthurium rouge, hibiscus, bougainvilliers, crotons, hedychiums, petrea volubilis…
Hôtel Bronte

L’art local Shona est présent partout dans l’hôtel et ses jardins.

Statue d'une mère jouant avec son enfant Statue

On dirait des pigeons

Statue de grenouille Statue

Gravure

Double statue Statue de femme

Les jardins abritent une faune variée.
D’abord quelques insectes, dont des abeilles…

Abeille Abeille

… de belles punaises écuyères rouges et noires, et plus dégoûtant, des mouches orientales des latrines (Chrysomya megacephala). Originaires des îles du Pacifique sud, elles apparaissent en Afrique dans les années 1970. Elle sont utilisées en médecine légale lors des enquêtes sur les décès…

Punaise écuyère Mouche orientale des latrines (Chrysomya megacephala)

… ainsi que des papillons Neptis.
Papillon Neptis

Il y a aussi des oiseaux. Normal avec toutes ces fleurs et ces insectes. Ici un corbeau pie…
Corbeau pie

… et là un bulbul des jardins.
Bulbul des jardins

Nous travaillons à Maufe Building, à un quart d’heure à pied de l’hôtel. La seule difficulté du trajet est de traverser la très large et très fréquentée Herbert Chitepo Avenue.

 

Le centre-ville

Depuis l’hôtel, on part vers le Sud pour une petite balade au centre-ville. Fondée en 1890 sous le nom de Salisbury en l’honneur du premier ministre britannique de l’époque, Lord Robert Cecil, marquis de Salisbury, Harare prend son nom actuel, venant du chef tribal Shona Neharawa (« celui qui ne dort jamais »), lors du deuxième anniversaire de l’indépendance du Zimbabwe en avril 1982. Ancienne capitale de la Rhodésie du sud puis de la fédération de Rhodésie et du Nyasaland (comprenant les actuels Zimbabwe, Zambie et Malawi), elle devient la capitale du Zimbabwe lors de l’indépendance en 1980. Elle compte aujourd’hui plus de 2 millions d’habitants.
Harare est devenue une ville très moderne.
Vue générale sur Harare, © Bright Guide Africa
© Bright Guide Africa

La balade nous amène sur Samora Machel Avenue, l’artère principale d’Harare.
First Mutual buiding sur Samora Machel Avenue

Juste après une énorme autoroute urbaine qui surplombe l’avenue se trouve l’un des plus impressionants batiments de Harare, le Monomotapa Hotel
Monomotapa Hotel
© Revato

Harare abrite au moins deux cathédrales. D’abord Cathedral of St Mary and All Saints.
Cathedral of St Mary and All Saints

Puis Cathedral of the Sacred Heart.
Cathedral of the Sacred Heart

 

Balancing Rocks

Dans les années 2008-2009, la politique économique désastreuse du didacteur Mugabe a conduit le pays à subir des taux d’inflation de plus de 200 millions de % ! on a du mal à s’imaginer ce que représentent ces chiffres énormes… En conséquence, des billets de montants de plus en plus gigantesques ont été émis, qui perdaient déjà toutes valeur quelques jours après. Un des derniers billets à avoir été émis est un billet de 100 000 milliards de dollars zimbabwéens (un 1 avec 14 zéros derrière…), le billet d’un montant le plus élevé jamais émis dans le monde. Billet de 100 000 milliards de dollars zimbabwéens

Le désastre économique était tel que 80% de la population était au chômage et que l’espérance de vie était tombée à 36 ans. Bientôt, il n’y aurait plus assez de place sur les billets pour loger tous ces zéros ! Pour mettre fin à cette hyperinflation, le gouvernement du Zimbabwe a décidé d’abandonner sa monnaie locale et d’adopter le dollar américain comme monnaie officielle. Il faut donc venir dans ce pays avec des dollars (neufs, de surcroit, je ne sais pas pourquoi…)
Les anciens billets sont illustrés avec une formation géologique de 3 rochers superposés appelée Domboremari, une des « Balancing Rocks » d’Epworth, quelques km au Sud-Est d’Harare.
Ancien billet de 2 dollars zimbabwéens

Ces Balancing Rocks sont donc unanimement connues au Zimbabwe. Nous y arrivons en soirée, tout juste avant la fermeture du site et devons négocier avec le gardien du site pour pouvoir tout de même entrer. La nuit tombe, la visite sera courte mais baignée de la délicate lumière de la fin de journée.
Voici la fameuse Domboremari, « Money Rock ».

Domboremari, Money Rock Domboremari, Money Rock

Il y a beaucoup d’autres roches en équilibre les unes sur les autres.
Balancing Rocks

Ces roches granitiques, d’origine volcanique, sont très dures. Les roches environnantes, d’origine sédimentaire comme les grès ou les argiles, sont nettement moins dures et s’usent donc plus rapidement que les granites durs à mesure que les processus d’érosion se poursuivent. Au bout de plusieurs millions d’années, le processus aboutit à ces roches en équilibre.
Balancing Rocks

Dans certains cas, l’équilibre semble très instable. Sur cette roche, on distingue une chouette en haut à gauche.
Balancing Rocks

D’autres oiseaux fréquentent le site, notamment des pintades de Numidie.
Pintade de Numidie sur une des Balancing Rocks

 

Mukuvisi Woodlands

Nous réservons la première partie du week-end à la visite de Mukuvisi Woodlands, un grand parc à l’Est de la ville où l’on peut parcourir plusieurs chemins de promenade et admirer des animaux sauvages locaux dans leur environnement naturel au bord d’un point d’eau.
Le premier animal rencontré est un crocodile. Brrrr.

Il y a également de nombreux oiseaux, comme cet ibis à cou noir.
Ibis à cou noir

Héron garde-bœufs.
Héron garde-boeufs

On tombe sur un mignon oiseau jaune : un Barbican promépic, oiseau qu’on ne trouve que dans le Sud de l’Afrique, de la République Démocratique du Congo à l’Afrique du Sud.

Barbican promépic Barbican promépic

Barbican promépic

De gros mammifères apparaissent au loin à la lisière de la forêt, par exemple cette girafe.
girafe

Ainsi que des zèbres.

Des antilopes.
antilopes

Et de nombreux impalas dans les hautes herbes.
impala

impala

La seconde partie du week-end est consacrée au trajet jusqu’à Lusaka. En route pour l’aéroport Robert Gabriel Mugabe !
Avion pour Lusaka à l'aéroport international Robert Gabriel Mugabe de Harare

  • Kinshasa 2

    Kinhasa 7 ans après

      Je suis de retour à Kinshasa 7 ans après ma première visite. Voyons si les choses o…
  • Doha skyline

    Mal de dos à Doha

      Un projet d’hydrogéologie me conduit pour la seconde fois à Doha, au Qatar. L…
  • Lusaka

    Projet ZimZam, étape 2 : Lusaka

      Après la semaine initiale à Harare, la 2e semaine en Afrique australe anglophone du…
Plus d'Articles liés
Plus d'Articles de thivi
  • Kinshasa 2

    Kinhasa 7 ans après

      Je suis de retour à Kinshasa 7 ans après ma première visite. Voyons si les choses o…
  • Lusaka

    Projet ZimZam, étape 2 : Lusaka

      Après la semaine initiale à Harare, la 2e semaine en Afrique australe anglophone du…
  • Tananarive

    En repérage à Tananarive

      Je pars en mission à Antananarivo (Tananarive) en éclaireur pour préparer le terrai…
Plus d'Articles sur Afrique

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Voir aussi

Kinhasa 7 ans après

  Je suis de retour à Kinshasa 7 ans après ma première visite. Voyons si les choses o…